18 mars 2008
Drapeau
Interprétation :
Bandes rouges horizontales : unité et objectifs du peuple
Bande bleue horizontale : Mékong et prospérité
Disque blanc au centre : lune et unité
Carte
20 mars 2008
Quelques données
ປະຊາຊົນລາວ
Capitale : Vientiane
Superficie : 236 800 km2
Pays limitrophes :
Chine
Birmanie
Thailande
Vietnam
Cambodge
Climat : tropical, mousson
Meilleure saison pour voyager : entre novembre et février
Population : 6 521 998
Groupes ethniques : Lao Loum (Lao des plaines) 68%, Lao Theung (Lao des versants) 22%, Lao Soung (Lao des sommets) comportant les Hmong et les Yao 9%, ethnies chinoises et vietnamiennes 1%.
Langues : lao (officielle), français, anglais, et diverses langues ethniques
Religions : Bouddhistes 65%, Animistes 32.9%, Chrétiens 1.3%, autres 0.8%
Monnaie :Kip (LAK), 1 EUR = 13 673.91 LAK
Type de Gouvernement : République démocratique populaire
Devise nationale : "Paix, Indépendance, Démocratie, Unité et Prospérité."
Fêtes et jours fériés : Nouvel An bouddhique, Boun Pee May, aux alentours du 15 avril ; 2 décembre (commémoration de l'arrivée au pouvoir du Pathet Lao en 1975)
08 septembre 2008
Vientiane
3 mois de voyage, déjà. Il y a 3 mois, on atterrissait à Kota Kinabalu pour entamer notre périple. Le temps passe si vite.
Retour au Laos, retour aux origines de Céline.
A Vientiane, on retrouve Stéphane, un ami de Céline avec qui elle avait suivi des cours de lao à Paris. Stéphane habite à Vientiane depuis 2 ans, et a l’air de s’y plaire plutôt bien. Grâce à lui, on rencontre Nounou, Somdet, Somsenith, Adrien, ... tous des Lao, métisses ou non, qui ont grandi en France, et avec qui on passe de super moments.
Le Karaoké par exemple, une constante dans la majorité des pays asiatiques. Ca chantait en lao, vietnamien, chinois, thaï, anglais. Avec la vodka pour délier les langues, on a chanté jusqu’à la fermeture.
On s’est dit que nous avions déjà visité la ville il y a 4 ans, donc on ne fait que se balader tranquillement dans les rues de Vientiane, surtout sur les bords du Mékong (encore lui) et au marché du matin (Talat Sao). Mais apparemment, d’après Stéphane, on avait raté le monument le plus important de la ville, le Pha That Luang. Soit. On lui taxe son scooter et on va rattraper le coup.
Une énorme stupa dorée, entourée d’une pelouse et d’une allée couverte. La stupa en elle-même est énorme, la base mesurant 68 mètres sur 69. Une belle pièce. Les gens y viennet pour prier, principalement, et d’autres, comme nous, pour visiter.
Avec le temps qu’il fait et un ciel aussi bleu, c’eût été dommage de rater ça.
10 septembre 2008
Trajet pour Vang Vieng
Ah, les routes du Laos ! Ca, ça n’a pas changé. Et cette fois-ci, c’est la saison des pluies. Il fait chaud, la route est défoncée, le paysage est splendide. On est aux anges.
Environ une heure avant l’arrivée, un pneu éclate. On commence à avoir l’habitude des moyens de transport qui tombent en rade. Ca nous permet de nous dégourdir les jambes et de prendre des gamins en photo qui se laissent faire et éclatent de rire quand on leur montre la photo sur l’écran de l’appareil.
11 septembre 2008
Vang Vieng
Un des endroits qui nous avait plu le plus lors de notre première visite et que nous tenons à revoir, le petit village de Vang Vieng. Enfin, petit village, c’est vite dit. En 4 ans, Vang Vieng est passé de la taille de village a celle de petite ville, on ne reconnait plus rien. En déambulant, on retombe sur la guest house où nous étions restés, à l’époque un peu en dehors de la ville, maintenant en plein milieu ... Impossible aussi de retrouver avec certitude ces petites cabanes en bois sur le bord de la Nam Song (rivière qui borde Vang Vieng) où nous avions pris un apéro avec Laure et Olivier en 2004. Un peu déstabilisant.
Ce coup-ci, on ne dors pas dans Vang Vieng mais à 3~4 km de là, à Phoudindaeng, un petit village où se trouve la ferme organique de Mr Thi. Voilà la raison principale de notre présence ici. Cet endroit est bien plus qu’une ferme, c’est une communauté d’entraide. La ferme cultive des produits organiques, les vend dans son restaurant et une partie des bénéfices servent à aider les enfants à avoir une bonne éducation. Grâce à une ONG coréenne, 2 bus de ramassage scolaire ont été offerts à la ferme. 60 enfants peuvent maintenant aller à l’école tous les jours.
Des cours d’anglais, de guitare, d’informatique y sont aussi dispensés, une bibliothèque est à disposition des enfants, ainsi qu’un club d’activité sur l’environnement.
La majeure partie du temps, on travaille dans le jardin, avec KhanKome et Ley, 2 lao qui bossent ici. On bine, on bêche, on désherbe, on plante, on récolte. Avec la chaleur qui fait, on sue comme des gorets, mais on passe du bon temps malgré tout.
On donne aussi des cours d’anglais. Céline s’occupe des plus petits, 5~6 ans, avec un anglais, Warren. Quant à moi, j’enseigne aux plus âgées, environ 15~16 ans. Les cours sont gratuits, et les enfants viennent ici de leur plein gré après leur journée de cours. Ils sont très demandeurs et volontaires, et à la sortie des cours, les petits prennent Céline dans leurs bras, et mes élèves viennent me serrer la main, en me remerciant pour le cours. On adore ces enfants, cette école, cette ambiance, mais des membres d’une association avait déjà reservé de longue date. Malgré nous, on passe la main.
On s’est aussi occupé de nourrir et de traire les chèvres, de ramasser leurs merdes pour en faire de l’engrais, ... il y a toujours quelque chose à faire.
Faut pas déconner non plus, on n’a pas fait que bosser. On s‘est aussi pris quelques jours pour nous, comme ce dimanche où on a fait une virée de 12km en kayak sur la Nam Song. Le ciel est un peu couvert et les nuages s’accrochent aux montagnes qui nous entourent. Ces montagnes dont on avait un souvenir impérissable, et qui elles au moins n’ont pas changées.
Nous n’étions que 3, nous 2 et notre guide. On s’arrête à une des nombreuses étapes qui jalonnent la rivière qui mène à Vang Vieng, et qui propose de la bière, du whisky lao, de la musique à grand renfort de basses saturées et de sauter d’une passerelle en s’accrochant à un trapèze. On se balance à une dizaine de mètres de l’eau, et on se jette dedans.
Autre jour hors de la ferme, on retourne à la Tham Phu Kham, une grotte à environ 7km d la ville, en vélo. Le décors n’a pas changé ici non plus. Les rizières, les montagnes, les chemins poussiéreux, tout est intact, comme dans nos souvenirs. C’est un endroit vraiment splendide.
L’activité la plus courue des touristes ici, c’est le tubing. «Mais qu’est-ce que le tubing ?» me demanderez-vous. Le tubing, c’est tout simplement se laisser dériver sur la rivière assis sur une chambre à air de camion, et de s’arreter par endroit pour boire une bière, faire une pause, ou sauter à un trapèze. Le point de départ de la majorité des tubeurs est la ferme. On en voit passer une bonne centaine par jour, la rivière est pleine de ces bouées. Pour pas faire comme tout le monde, on a choisi de faire du kayak !
25 septembre 2008
Phonsavanh – La plaine des jarres
A l’est de Vang Vieng se trouve l’un des endroits les plus mystérieux du Laos : la plaine des jarres. Des jarres gigantesques en pierre ont été trouvées un peu partout dans la région, mais personne n’a pu définir de façon certaine qui les a faites, et surtout pourquoi. Plusieurs idées ont été avancées ; certains pensent qu’on y enterrait les morts, ou qu’on les y brulait. Si vous demandez à un Lao, il vous racontera la version qu’ils aiment à croire : au 6ème siècle, un grand guerrier revenant victorieux d’une bataille crucial a été accueilli en héros, et les gens ont festoyé pendant 7 jours et 7 nuits. Pour approvisionner tous le monde en lao-lao, le whisky local, ces jarres auraient été construites pour que l’alcool coule à flots. Certains guerriers ayant le vin violent, ils auraient détruit certaines de ces jarres. Sur ce dernier point, les bombardements américains sont une explication plus plausible.
3 sites principaux sont à visiter,
ingénieusement appelés Site 1, Site 2 et Site 3. Des jarres, des jarres, et des
jarres. Partout, de toutes les tailles, de plusieurs formes différentes, certains
couvercles encore intacts.
Il faut prendre un van pour se déplacer d’un site à un autre, et en pleine saison des pluies, un van, ça s’embourbe. Il faut donc pousser et se retrouver couvert de boue jusqu’à la taille ...
Autre visite de la journée, un char russe donné au Laos par l’URSS pendant la guerre, couché en contre-bas d’un chemin. Le conducteur aurait abusé du lao-lao. En parlant de lao-lao, on visite aussi un endroit où des gens le produisent artisanalement. 45, 65 ou 95 degrés, au choix. Fait avec du riz, de l’eau et de la levure, ça cogne sévère, et on ne pourra pas dire que c’est le meilleur alcool qu’on ait bu. Le genre de truc qui rend aveugle si on en abuse.
29 septembre 2008
Vientiane, le retour
La route qu’on comptait prendre pour
tailler vers le sud est fermée pendant la saison des pluies. Obligé de repasser
par Vientiane, via Vang Vieng.
On retrouve donc Stéphane, et aussi sa famille, pour l’anniversaire d’un de ses cousins. Pour l’occasion, tout le monde se met à la popotte : au moins 500 nems passeront dans l’huile dans la journée. Nouilles sautées, brochettes et bière lao pour fire passer le tout.
01 octobre 2008
Tha Kekh
Que dire de Tha Kekh ? Le charme de
la ville réside plus dans ce qui est autour que dans la ville elle-même. Bien
que pas désagréable, rien ne la rend attractive non plus.
Par contre, les alentours sont superbes. Une balade en moto est le meilleur moyen de s’en rendre compte. Un petit village perdu, Mahaxay, entouré de montagnes calcaires, et heureusement pour nous, avec un garagiste pour réparer notre pneu crevé ... Céline se crame aussi méchamment le mollet avec le pot d’échappement.
Sur le chemin du retour, on s’arrête à Tha
Nang Aen, une grotte, avec ses statues et son autel, ses dizaines d’escaliers
qui se croisent dans tous les sens, et bien sûr l’eau qui ruisselle partout
autour de nous. On profite de cette pause pour se faire un sandwich :
baguette et pâté Hennaf, si si !!!
On essaye de prendre les chemins de traverse qui mènent à d’autres grottes, mais encore une fois, la saison des pluie a pourri les voies d’accès. On s’embourbe plusieurs fois avec des motos qui ne sont pas faites pour ce genre de chemins, et on abandonne, on retourne en ville.
02 octobre 2008
Savannaketh
La ville d’où vient le père de Céline. Il y a 4 ans, on avait été très déçu par cette ville, on l’avait trouvée morte, et peu attirante. Ce coup-ci, on ne comprend pas pourquoi on avait réagi comme ça. Dès notre arrivée, on accroche. Le Mékong bordé de stands et de petits restaurants, les maisons de style français, la place de l’église ... D’ailleurs, ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas vu une place, comme dans les villes françaises.
On ne fait pas que visiter la ville, mais aussi les environs. 2 jours de trek dans le coin. On ne dira pas que les côtes nous ont épuisés. La région est totalement plate, on se croirait aux Pays Bas. Avec quand même plus d’araignées, de scorpions, de serpents, de rizières ... On a avec nous 2 guides, un qui parle anglais et un local qui habite dans un petit village du coin. Le dernier des 2 est totalement allumé : il trouve toujours les insectes les plus bizarres et les plus odorants, qui nous paraissent étranges, mais qui lui plaisent suffisamment pour qu’il les bouffe tous. Ca croque, et ça à l’air de lui plaire.
Après 18km de balade plutôt que de marche
sportive, on passe la nuit dans le village de Phonsim dans une famille, pas
d’hôtel ici. Les gens sont charmants, la cuisine est excellente, et le village
est vraiment beau.
Réveil à 6h du matin pour aller donner les offrandes aux moines du temple, et on reprend la route jusqu’à un lac d’où un tuk-tuk vient nous chercher et nous amener à un stupa très important pour les lao, That Ing Hang.
Nous voilà contents d’apprécier
Savannaketh, fief de la famille Sitthy.

























